Compagnie Cyrano

Petits Chaperons dans le rouge

Le sujet

À partir de la méthode développée par Queneau dans ses Exercices de style, mais avec quelques variantes, une équipe d’étudiants de l’Université Stendhal, chaperonnée par Pierre Jourde, s’est livrée sans retenue à diverses voies de fait sur Le Petit Chaperon Rouge : réduit, allongé, vulgarisé, érotisé, psychanalysé, géométrisé, goûté, sitcomisé, litotisé… rien ne lui a été épargné. Ce spectacle est réservé à un public adulte.

Pierre Jourde

Né à Créteil en 1955, Pierre Jourde est professeur à L’université Stendhal de Grenoble. Il a publié plusieurs romans dont Festins secrets, pour lequel il a reçu en 2005 le Prix Renaudot des Lycéens ainsi que le Grand Prix Thyde Monnier de la Société des Gens de Lettres. Il s’est également adonné au pamphlet sur la littérature contemporaine avec La littérature sans estomac.

Le choix du sujet

Licencié en lettres quinze ans plus tôt dans cette même université, Maurice Hébert tombe par hasard sur ce texte et se régale à la lecture de ces versions du Petit Chaperon Rouge, originales, débridées et… si bien écrites. Il ne résiste pas au plaisir de jouer certaines d’entre elles ; il est évident qu’il y a là matière à spectacle. Aussitôt contacté, Pierre Jourde se montre tout de suite enthousiaste pour ce projet et donne généreusement son accord.

La mise en scène

Benoît Olivier, acteur et metteur en scène de nombreux spectacles originaux, décalés et qui tous ont rencontré un vif succès auprès du public, s’est chargé de la mise en scène. Épurée, la scénographie tient en un simple tabouret de bar. C’est surtout sur le jeu d’acteur que Benoît Olivier a concentré ses efforts car il fallait, pour chaque version, créer un, deux, voire trois nouveaux personnages. Ce travail, très physique, a été nourri d’un imaginaire riche et détaillé. Un engagement total de l’acteur fut nécessaire pour incarner près de 30 personnages qui constituent une palette haute en couleurs. Benoît Olivier s’est attaché à donner à chaque version son propre rythme, ce qui apporte davantage de relief à l’ensemble et évite une linéarité trop conventionnelle.

En conclusion, le public rit beaucoup, confie ne pas reconnaître l’acteur d’une version à l’autre et, piqué de curiosité, désire lire le livre en entier.

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